L'importance de communier

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Classé dans : Anthropologie Mots clés : harmonie, organisation, rencontre, santé, travail

L'un des premiers réflexes que devrait avoir toute personne animée par la volonté de créer et maintenir une dynamique collective est le fait de communier.

Communier signifie être et faire à plusieurs, dans une recherche de justesse et d'harmonie et, en ce qui nous concerne, d'efficacité. On peut communier entre humains, mais aussi avec des animaux ou plus largement avec la Nature ou le Cosmos.

À ce propos, il est important de ne pas négliger ce qui apparaîtra à beaucoup comme de la perte de temps, car en apparence non immédiatement rentable. Le fait par exemple de se réunir pour faire une partie de cartes a autant d'importance dans une dynamique de groupe que de se réunir pour trier des patates. La deuxième activité paraîtra plus utile mais il serait réducteur de penser que c'est forcément le cas.

Les temps collectifs de partage, qu'ils fussent laborieux ou ludiques, sont indispensables à la création, au maintien et au renforcement d'une dynamique collective digne de ce nom.

Bien sûr, il conviendra de trouver un équilibre entre l'utile et l'agréable pour que le travail à faire soit fait en temps et en heure mais il ne faut dénigrer ni l'un ni l'autre et surtout ne pas négliger le fait d'être et de faire à plusieurs.

Car faire par soi-même devient peu à peu faire pour soi-même. Et il est facile de penser ce faisant que le groupe n'a finalement que peu d'intérêt. Et c'est là l'une des sources des éclatements collectifs (qui, soit dit en passant, n'éclatent que parce que leurs membres ont devant eux des alternatives, il est évident que dans un contexte de survie, les gens se rabibochent bien plus aisément, c'est une question de vie ou de mort).

Par ailleurs, ces temps de partage et de communion sont aussi à même de procurer des bienfaits infinis de détente, de joie, de calme, de courage, de force. Ils sont par le fait même de nature thérapeutique et spirituelle de par la façon dont ils nourrissent le sentiment d'appartenance.

À ce propos, si certains espèrent vivre dans des lieux collectifs, il en est qui ne le souhaitent pas, sans pour autant refuser le principe de groupe et sans cesser d'y voir des avantages.

Ainsi, au-delà des opportunités de communion quotidienne qui se présentent aux personnes vivant dans des structures collectives, il peut être judicieux pour les personnes plus solitaires de se réserver régulièrement des temps dédiés aux groupes qu'elles auront élus dignes de leur compagnie.

Parmi les possibilités de communion, entre humains ou seul dans la Nature, nous pouvons songer à :

  • une promenade à pied, à cheval, à vélo, en canoë, etc
  • de la cueillette, de la pêche ou de la chasse
  • manger, goûter, boire
  • du sport
  • des jeux de cartes, de plateau, en plein air, des jeux d'eau
  • des créations artistiques comme de l'art naturel, paysager, pictural, de la couture, etc
  • du chant, de la danse, de la musique, du théâtre, du conte, des marionnettes
  • des rituels religieux
  • de la cuisine
  • du jardinage
  • du bûcheronnage
  • ...
  • toutes les corvées que personne ne veut faire !

Enfin, gardons en mémoire que le fait d'être dans l'action, dans le faire, est nécessaire à un bon fonctionnement de groupe, à une bonne santé et également à une bonne assimilation des connaissances et des expériences.

Évitons les communions de parlote, qui ont tendance à produire à notre époque des effets négatifs de surmentalisation, de brassage d'air et d'hystérie bruyante. Allions l'utile à l'agréable autant que faire se peut et lorsque le travail a été fait, prévoyons des temps de loisirs individuels et collectifs.

Afin de favoriser les effets vertueux des temps de communion, attachons-nous à y être présent, d'abord physiquement mais y compris avec notre esprit, en présence. Cultivons la bienveillance, la confiance et l'émerveillement. Et gardons-nous de tomber dans le piège si fréquent du commérage, de l’auto-congratulation et de la médisance.

Nous avons besoin de compétences !

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La Nature et l'Histoire nous enseignent qu'un groupe à la fois performant et harmonieux doit trouver un équilibre entre une proximité génétique et une diversité de tempérament.

Un groupe trop hétérogène ne peut pas s'organiser et aller dans le même sens, il devient faible.

Un groupe trop homogène risque la scission interne à cause de la compétition naturelle qui apparaît entre les individus et à cause des fragilités qu'il aura de par sa faible disparité de compétences.

C'est pour cela qu'il nous faut trouver notre équilibre entre notre identité franco-païenne et la diversité de nos personnalités et de nos compétences.

En effet, notre réseau va devoir peu à peu trouver :

  • des meneurs d'hommes, des cadres
  • des paysans
  • des artisans
  • des druides (médecins, sages et savants, conseillers politiques)
  • des infirmières et des sages-femmes
  • des commerçants
  • des ouvriers
  • des ingénieurs
  • des créatifs
  • des épouses et des époux qui sauront assister et faciliter leur conjoint dans son travail et/ou s'occuper du foyer et des enfants

C'est de cette façon que nous pourront progressivement tendre vers une communauté à la fois performante et équilibrée.

Cependant, puisque ces compétences n'arriveront pas du jour au lendemain ni dans cet ordre, il convient d'établir des priorités. Ces priorités demandent de constituer le réseau avec :

  • des personnes qui, pour rappel, sont authentiquement en phase avec la ligne des Nouveaux Francs, à savoir une identité française forte et vivace, une généalogie toute aussi française, sinon européenne et une pratique religieuse païenne européenne (peu importe qu'elle fusse germano-scandinave, celte, irlandaise, hellénique, slave ou romaine)
  • des personnes qui ont un esprit de conquête par l'entreprise et qui ont déjà, si possible, une activité qui tend à la prospérité

Par ailleurs, si certains jeunes sont intéressés par le réseau des Nouveaux Francs mais n'ont pas encore d'entreprise ni même de compétences très définies, ils seront les bienvenus à condition qu'ils aient pour priorité de développer des compétences qui pourront leur être utiles ainsi qu'au réseau. En temps voulu, il pourra être envisagé un système de tutorat pour que les aînés accompagnent les plus jeunes dans leurs études.

Parmi les profils les plus indiqués pour démarrer notre réseau dans les meilleures conditions, des commerçants, des marchands, des chefs d'entreprise et des artisans seraient un très bon début.

300, une œuvre païenne

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Classé dans : Performance, Religion Mots clés : performance, travail, harmonie
sparte

D'abord série de comics créée par Frank Miller, 300 est de nos jours plus connu sous sa forme cinématographique, réalisée par Zack Snyder.

Nombreux sont ceux qui liront ces lignes en ayant à l'esprit les images de ce film. Sa précision historique n'est ici d'aucun intérêt, car, comme la plupart des histoires, c'est le mythe qui importe. Et le mythe de Léonidas et des 300 combattants spartiates est fondamental.

Tout d'abord, les Spartiates sont d'excellents guerriers. Ils maîtrisent l'art de la guerre. Et tout homme ne devient véritablement un homme que par sa maîtrise, rien d'autre.

Leur supériorité leur vient de deux choses : un bannissement systématique de la faiblesse et un entraînement constant à devenir meilleur.

La guerre est pour eux un art de vivre et de mourir et une source de fierté et de bonheur.

Voyons plus large : ce n'est pas la guerre qui les rend fiers et heureux mais le fait de vivre et de mourir en suivant leur nature de guerriers, et ce pour une cause qu'ils estiment juste. Ils font ce pour quoi ils sont faits et ils le font de la meilleure des manières possibles : avec maîtrise, courage et sens de l'honneur.

Nous pourrions trouver cela folklorique, nous pourrions trouver cela romantique, et nous aurions tort. Car cette aptitude à incarner totalement qui nous sommes et à l'assumer jusqu'à la mort est la plus grande vertu qui soit.

Ensuite, les Spartiates sont des époux et des pères. Ils sont chefs de leur foyer et le meilleur exemple donné dans cette œuvre est le roi Léonidas lui-même. C'est un roi auprès de son peuple autant qu'il est un roi auprès de son épouse. Il écoute celles et ceux qui ont d'intelligentes choses à dire mais c'est toujours lui qui a le dernier mot. Et parfois, il n'y a pas besoin de mot, car chacun a confiance en son jugement et le suit sans hésitation.

Cette hiérarchie est extrêmement importante à comprendre et à respecter. Et cela nous concerne nous aussi, Nouveaux Francs.

Sans cette hiérarchie, sans cet équilibre entre respect, sagesse, communication et obéissance, rien ne serait possible et il ne régnerait à Sparte qu'une terrible anarchie.

Et tout peuple anarchique est condamné à disparaître. Car l'Ordre, c'est la Force.

Et pour être fort, il faut que les hommes expriment ce qu'ils sont au maximum et dans un esprit de groupe.

Cet esprit de groupe n'est pas également réparti en chacun, et c'est pourquoi le chef doit être à la fois exemplaire et autoritaire.

Dans cette œuvre, la reine est à la fois sage et soumise. Elle n'est pas soumise par crainte de son époux, le roi Léonidas, mais parce qu'elle reconnaît en lui la nature d'un roi. Elle reconnaît qu'il est à Sparte le plus valeureux des hommes et le plus avisé.

Son rôle, en tant que femme d'abord, puis en tant que reine, est de permettre à son époux, son roi, d'exprimer ce qu'il y a de plus élevé en lui : sa nature de chef.

Elle est donc son guide (consciemment parfois, inconsciemment le plus souvent), son assistante, son amante et la mère de ses enfants. Et c'est là l'un des accomplissements les plus élevés qui soit pour une femme, n'en déplaise aux cerveaux malades de notre époque moderne et féministe.

L'obéissance qu'elle observe devant son roi mais surtout devant son rôle est fondamental à comprendre.

Car, de la même façon qu'un homme spartiate ne fuit pas le combat, une femme spartiate ne fuit pas devant ses responsabilités.

Et c'est ce qu'il amènera d'ailleurs à commettre l'adultère dans l'espoir de sauver Léonidas. Sacrifice ultime pour une femme puisqu'en cas de succès, cela la condamnerait à être impure aux yeux de son époux, tandis qu'elle lui aurait sauvé la vie.

Chacun des personnages dépeint dans cette œuvre comme étant les serviteurs de la lumière forme un tout organique harmonieux et ont un sens élevé du sacrifice. Non pas par goût du martyre, comme peuvent l'avoir nombre de chrétiens, mais parce qu'ils défendent un idéal de vertu et de beauté : Sparte.

Cela se vérifie d'ailleurs au combat, puisque les Spartiates fonctionnent ensemble, en groupe, car une individualité trop autonome compromettrait leur efficacité.

En comparaison, les Perses forment un ensemble hétéroclite, ils viennent d'horizons divers et sont animés par la peur et la pulsion. Ils n'ont pas d'autre idéal que le pouvoir, la jouissance ou la survie.

Et c'est là la différence fondamentale qu'il convient de comprendre entre ceux qui cherchent la lumière et ceux qui la fuient : le rapport au devoir.

Lorsque nous avons un idéal, nous ne transigeons pas, et sommes prêts à mourir pour espérer le faire vivre. Nous avons ce sentiment de devoir faire ce qui doit être fait pour servir cet idéal, au-delà de notre propre personne et de nos propres désirs, bien souvent futiles.

Les Spartiates ont un idéal, ils ont le sens du devoir. Les Perses n'ont que des désirs, ils n'ont le sens que de la victoire, à tout prix.

En cela, ils sont tour à tour fourbes, arrogants, maladroits, fébriles, indécis, colériques et finalement... faibles.

Cette dichotomie pose une véritable question pour tout païen digne de ce nom : doit-on faire perdurer à tout prix notre sang, dussions-nous nous abaisser à commettre les pires crimes, ou bien mourir debout sans avoir jamais agi de manière répréhensible ?

Comme il a été dit dans la partie 2 de la vidéo "Être un nouveau Franc" : la fin justifie les moyens.

C'est ce que nous voyons dans l'adultère consenti par la reine de Sparte dans l'espoir de sauver son époux, le roi Léonidas. Ce qu'elle fait est à la fois une faute irréparable et un acte de bravoure gigantesque.

Au bout du compte, l'important, le plus important, ce qui définit la valeur de tout être humain, quelle que soit sa situation, c'est l'intention.

La nature de ce que nous faisons n'importe pas, c'est l'intention véritable avec laquelle nous le faisons qui importe.

De même qu'un homme qui plante un couteau dans le corps d'un autre homme peut être un assassin qui souhaite tuer ou un chirurgien qui souhaite sauver. L'acte est le même, l'intention est différente.

Ainsi, plus l'intention est partagée entre les hommes, et plus largement au sein du groupe humain, plus les actes et les efforts convergent, plus le groupe est compétent, et efficace, comme les Spartiates.

Résumons avant de conclure :

  • soyons unis, soyons un
  • ayons des intentions claires et univoques
  • entraînons-nous constamment à être meilleurs
  • bannissons la faiblesse
  • mettons l'ordre au-dessus de nos désirs et respectons la hiérarchie
  • ne fuyons pas, ne nous rendons pas
  • mettons nos vies au service de la Vérité, de la Liberté et de la Beauté
  • acceptons les compromis sans jamais trahir nos objectifs

Rappelons-nous de cela, mettons tout notre cœur dans notre idéal de Vérité, de Liberté et de Beauté. Soyons prêts à tout pour le faire vivre, y compris mourir, y compris abandonner un à un nos petits désirs personnels.

Prenons exemple sur les Spartiates, qui sont morts pour faire vivre leur idéal, pour protéger leur famille, leurs femmes, leurs enfants, et qui ne sont pas morts bêtement mais avec l'intelligence et la force des meilleurs guerriers du monde antique.

Architecture politique

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Classé dans : Architecture Mots clés : architecture, politique, harmonie, beauté, richesses

Avoir une implication politique, c'est-à-dire consacrer du temps et de l'énergie à favoriser des modèles d'organisation qui concerne la collectivité en-dehors de la famille (village, clan, région, pays, continent, humanité, univers), passe par un travail constant et global.

Parmi les champs incontournables de l'engagement politique se trouve l'architecture, dont l'importance est majeure dans toute forme de société.

L'architecture, qui est l'art de la construction et plus généralement de l'agencement d'espaces artificiels conçus par et pour les humains, impacte nos vies sur énormément de points.

De notre chambre à coucher à notre civilisation, en passant par toutes les échelles d'espace possible : maison, rue, bourg, village, théâtre, port, usine, gymnase, stade, pont, gare, aéroport, lieux de culte, etc.

Cette influence exercée par l'architecture sur nos vies est énorme, et ne doit pas être négligée. Une maison qui n'est pas harmonieuse peut engendrer un stress lancinant chez ses habitants. Un lieu de travail mal agencé peut nuire à la productivité et à l'entente entre collègues. Une salle de concert mal conçue abîmera les cellules du corps des auditeurs par des vibrations disharmonieuses. Un bourg de village qui n'est pas bien pensé ne profitera pas aux villageois, n'incitera pas à la rencontre, pourra poser problème pour organiser des marchés ou des fêtes, etc.

L'architecture, pour peu que nous ayons à cœur le sens du beau, comme c'est le cas dans notre réseau des Nouveaux Francs, doit respecter des harmonies naturelles et éviter toute construction intellectuelle pure et fantasque.

Si nous voulons des vies pleines et harmonieuses, nous devons appliquer ce modèle à ce que nous faisons et particulièrement à l'architecture. Car, tout comme l'art, l'architecture doit d'abord toucher l'âme et l'être sans avoir besoin de recourir à des explications. Un enfant de deux ans doit pouvoir s'émerveiller devant le lieu de culte où se rendent ses parents sans que l'on doive lui expliquer pourquoi ce bâtiment a été construit de cette façon.

Pour s'assurer de rester sur le bon chemin, il convient d'une part d'observer longuement la nature et d'autre part de laisser parler notre part sensible et notre émerveillement à la place de notre intellect. Puis, et c'est une partie difficile pour toute personne créative, il convient de réfléchir à la manière dont ce que nous avons conçu, et qui nous touche, et touchera nos amis, notre famille et toute personne jusqu'à la plus ignorante en architecture, va pouvoir être érigé.

Par ailleurs, construire coûte beaucoup d'argent. Si nous sommes pauvres, commençons petit et réfléchissons à la manière dont nous pourrions réduire les coûts sans sacrifier la qualité du résultat. Mais tôt ou tard, nous devons penser à nous enrichir. Si nous voulons par exemple construire une cathédrale à la gloire d'Odin, il va nous falloir des moyens financiers importants.

Dès lors nous devons en parallèle de nos volontés politiques, toujours viser la richesse, la prospérité et, in fine, le pouvoir, pour parvenir à nos fins.

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