300, une œuvre païenne

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Classé dans : Performance, Religion Mots clés : performance, travail, harmonie
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D'abord série de comics créée par Frank Miller, 300 est de nos jours plus connu sous sa forme cinématographique, réalisée par Zack Snyder.

Nombreux sont ceux qui liront ces lignes en ayant à l'esprit les images de ce film. Sa précision historique n'est ici d'aucun intérêt, car, comme la plupart des histoires, c'est le mythe qui importe. Et le mythe de Léonidas et des 300 combattants spartiates est fondamental.

Tout d'abord, les Spartiates sont d'excellents guerriers. Ils maîtrisent l'art de la guerre. Et tout homme ne devient véritablement un homme que par sa maîtrise, rien d'autre.

Leur supériorité leur vient de deux choses : un bannissement systématique de la faiblesse et un entraînement constant à devenir meilleur.

La guerre est pour eux un art de vivre et de mourir et une source de fierté et de bonheur.

Voyons plus large : ce n'est pas la guerre qui les rend fiers et heureux mais le fait de vivre et de mourir en suivant leur nature de guerriers, et ce pour une cause qu'ils estiment juste. Ils font ce pour quoi ils sont faits et ils le font de la meilleure des manières possibles : avec maîtrise, courage et sens de l'honneur.

Nous pourrions trouver cela folklorique, nous pourrions trouver cela romantique, et nous aurions tort. Car cette aptitude à incarner totalement qui nous sommes et à l'assumer jusqu'à la mort est la plus grande vertu qui soit.

Ensuite, les Spartiates sont des époux et des pères. Ils sont chefs de leur foyer et le meilleur exemple donné dans cette œuvre est le roi Léonidas lui-même. C'est un roi auprès de son peuple autant qu'il est un roi auprès de son épouse. Il écoute celles et ceux qui ont d'intelligentes choses à dire mais c'est toujours lui qui a le dernier mot. Et parfois, il n'y a pas besoin de mot, car chacun a confiance en son jugement et le suit sans hésitation.

Cette hiérarchie est extrêmement importante à comprendre et à respecter. Et cela nous concerne nous aussi, Nouveaux Francs.

Sans cette hiérarchie, sans cet équilibre entre respect, sagesse, communication et obéissance, rien ne serait possible et il ne régnerait à Sparte qu'une terrible anarchie.

Et tout peuple anarchique est condamné à disparaître. Car l'Ordre, c'est la Force.

Et pour être fort, il faut que les hommes expriment ce qu'ils sont au maximum et dans un esprit de groupe.

Cet esprit de groupe n'est pas également réparti en chacun, et c'est pourquoi le chef doit être à la fois exemplaire et autoritaire.

Dans cette œuvre, la reine est à la fois sage et soumise. Elle n'est pas soumise par crainte de son époux, le roi Léonidas, mais parce qu'elle reconnaît en lui la nature d'un roi. Elle reconnaît qu'il est à Sparte le plus valeureux des hommes et le plus avisé.

Son rôle, en tant que femme d'abord, puis en tant que reine, est de permettre à son époux, son roi, d'exprimer ce qu'il y a de plus élevé en lui : sa nature de chef.

Elle est donc son guide (consciemment parfois, inconsciemment le plus souvent), son assistante, son amante et la mère de ses enfants. Et c'est là l'un des accomplissements les plus élevés qui soit pour une femme, n'en déplaise aux cerveaux malades de notre époque moderne et féministe.

L'obéissance qu'elle observe devant son roi mais surtout devant son rôle est fondamental à comprendre.

Car, de la même façon qu'un homme spartiate ne fuit pas le combat, une femme spartiate ne fuit pas devant ses responsabilités.

Et c'est ce qu'il amènera d'ailleurs à commettre l'adultère dans l'espoir de sauver Léonidas. Sacrifice ultime pour une femme puisqu'en cas de succès, cela la condamnerait à être impure aux yeux de son époux, tandis qu'elle lui aurait sauvé la vie.

Chacun des personnages dépeint dans cette œuvre comme étant les serviteurs de la lumière forme un tout organique harmonieux et ont un sens élevé du sacrifice. Non pas par goût du martyre, comme peuvent l'avoir nombre de chrétiens, mais parce qu'ils défendent un idéal de vertu et de beauté : Sparte.

Cela se vérifie d'ailleurs au combat, puisque les Spartiates fonctionnent ensemble, en groupe, car une individualité trop autonome compromettrait leur efficacité.

En comparaison, les Perses forment un ensemble hétéroclite, ils viennent d'horizons divers et sont animés par la peur et la pulsion. Ils n'ont pas d'autre idéal que le pouvoir, la jouissance ou la survie.

Et c'est là la différence fondamentale qu'il convient de comprendre entre ceux qui cherchent la lumière et ceux qui la fuient : le rapport au devoir.

Lorsque nous avons un idéal, nous ne transigeons pas, et sommes prêts à mourir pour espérer le faire vivre. Nous avons ce sentiment de devoir faire ce qui doit être fait pour servir cet idéal, au-delà de notre propre personne et de nos propres désirs, bien souvent futiles.

Les Spartiates ont un idéal, ils ont le sens du devoir. Les Perses n'ont que des désirs, ils n'ont le sens que de la victoire, à tout prix.

En cela, ils sont tour à tour fourbes, arrogants, maladroits, fébriles, indécis, colériques et finalement... faibles.

Cette dichotomie pose une véritable question pour tout païen digne de ce nom : doit-on faire perdurer à tout prix notre sang, dussions-nous nous abaisser à commettre les pires crimes, ou bien mourir debout sans avoir jamais agi de manière répréhensible ?

Comme il a été dit dans la partie 2 de la vidéo "Être un nouveau Franc" : la fin justifie les moyens.

C'est ce que nous voyons dans l'adultère consenti par la reine de Sparte dans l'espoir de sauver son époux, le roi Léonidas. Ce qu'elle fait est à la fois une faute irréparable et un acte de bravoure gigantesque.

Au bout du compte, l'important, le plus important, ce qui définit la valeur de tout être humain, quelle que soit sa situation, c'est l'intention.

La nature de ce que nous faisons n'importe pas, c'est l'intention véritable avec laquelle nous le faisons qui importe.

De même qu'un homme qui plante un couteau dans le corps d'un autre homme peut être un assassin qui souhaite tuer ou un chirurgien qui souhaite sauver. L'acte est le même, l'intention est différente.

Ainsi, plus l'intention est partagée entre les hommes, et plus largement au sein du groupe humain, plus les actes et les efforts convergent, plus le groupe est compétent, et efficace, comme les Spartiates.

Résumons avant de conclure :

  • soyons unis, soyons un
  • ayons des intentions claires et univoques
  • entraînons-nous constamment à être meilleurs
  • bannissons la faiblesse
  • mettons l'ordre au-dessus de nos désirs et respectons la hiérarchie
  • ne fuyons pas, ne nous rendons pas
  • mettons nos vies au service de la Vérité, de la Liberté et de la Beauté
  • acceptons les compromis sans jamais trahir nos objectifs

Rappelons-nous de cela, mettons tout notre cœur dans notre idéal de Vérité, de Liberté et de Beauté. Soyons prêts à tout pour le faire vivre, y compris mourir, y compris abandonner un à un nos petits désirs personnels.

Prenons exemple sur les Spartiates, qui sont morts pour faire vivre leur idéal, pour protéger leur famille, leurs femmes, leurs enfants, et qui ne sont pas morts bêtement mais avec l'intelligence et la force des meilleurs guerriers du monde antique.

Stratégie de conquête et infrastructure dipolaire

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Prôner des valeurs est une chose, mais reste vain si cela n'est pas validé par des faits, des actes et des engagements. Pour incarner un idéal, il faut avoir du pouvoir.

Nous avons besoin, pour ce faire, de deux types de structures indissociables sur le moyen et long terme :

  • des fermes, autonomes, se trouvant dans des endroits calmes, ressourçants et sains. Ce sont des lieux repères, qui doivent proposer du travail, des activités qui font sens et qui profitent à l'ensemble de la communauté. Ce sont des lieux de repos, de mise au point, de recentrage sur soi et le sens de sa vie, également de recentrage sur la communauté et ses objectifs. Ce sont aussi des lieux de soin, de médecine, de santé, de séminaires, de spritualité, de religion, de méditation, de prière. Des lieux d'expérimentations, d'apprentissages, de formations, de tests. Des lieux de contemplation, de créativité, d'imagination et d'inspiration. Des lieux nourriciers également, et des zones de repli en cas d'urgence.
  • des résidences, appartements, maisons, en ville. Des lieux d'habitation, de passage, de rencontre, de travail, de négociation, d'innovation, de réseautage. Des lieux propices aux voyages internationaux et aux rencontres d'entreprises et d'entrepreneurs. Des lieux qui peuvent ancrer des collaborations, des partenariats et des investissements. Il peut s'y dérouler des meetings. Ce sont des points de chute pour les entrepreneurs, un lieu où échanger de manière confidentielle, un lieu où se reposer entre deux réunions ou dîners d'affaires. Un lieu d'accueil, de réputation, de succès. Un endroit connu, peut-être incontournable, un espace mondain. Avant tout, un lieu de travail, d'enrichissement personnel et collectif (jamais l'un sans l'autre) et, in fine, un lieu de pouvoir.

De tels lieux fonctionnent ensemble. Lorsque la ville se fait par trop oppressante, lorsque certaines personnes craquent psychiquement ou tombent malades, lorsque certains entrepreneurs perdent leurs repères et le sens de ce qu'ils font, lorsque les villes s'enflamment et que la délinquance règne, les fermes autonomes se présentent comme un refuge, un repère, un espace de guérison, de liberté, et d'enracinement.

À l'inverse, lorsque certains entrepreneurs dans l'âme peinent à ouvrir leur marché dans une zone rurale où peu de choses bougent, où l'argent n'est pas très présent, où les clients sont peu dépensiers, où les innovations ne sont pas accueillies à leur juste valeur et où l'on s'écarte peu à peu des tendances et des modes, les propriétés citadines constituent leur meilleure opportunité. "Monter à la ville" n'est pas une vaine expression. Viser des capitales, comme Paris, Londres, Bruxelles, Amsterdam, Copenhague, Berlin, Vienne, Prague ou certains pôles d'activités comme Lyon, Marseille, Munich, Francfort, Turin, Milan, c'est se garantir un réseautage de qualité, une mobilité internationale et une prospérité dans les affaires pour peu que l'on y mette du sien et que le réseau s'entraide.

Pensons-y sérieusement, et travaillons pour que cela advienne : un réseau mondial de nouveaux Francs, propriétaires et travailleurs, dont certains seront mobiles et voyageurs tandis que d'autres seront enracinés et bâtisseurs. Nous avons besoin de tous les profils, pour peu que nous soyons païens et Français de généalogie, et que notre horizon se résume ainsi : Vérité, Liberté, Beauté.

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